La cuisine de Mamyta

La transmission du goût !

J’ai eu la chance d’écouter mon arrière « Grand’Mère » née en 1870 qui a vêcu 98 ans ! J’avais 16 ans le jour de son dernier soupir !

Grâce à ce lien inter-générationnel, j’ai acquis des Valeurs qui ont construit ma vie d’adulte responsable !

Grand ‘Mère m’apprenait les choses de la vie sous forme de poésie. Mes oreilles « se régalaient » ! et que de souvenirs…

Mais hors de question de les garder pour moi toute seule, l’heure du partage est tellement conviviale, alors « à table ! »

L’éveil des 5 sens !

A votre avis, quel est l’endroit le plus approprié pour éveiller les 5 sens d’un tout petit enfant ? une salle de classe ? au jardin ou bien à la maison ?…

Eh bien avant d’arriver dans la cuisine de « Grand’Mère » en traversant le couloir j’entendais chaque matin après le moulin à café, le hachoir sur la grosse planche de bois qui me faisait sautiller au rythme de cette cadence inoubliable…

à laquelle est gravée cette odeur de fines herbes -persil, estragon, ciboulette- sans oublier : l’ail !

Puis en entrant dans la cuisine,  mes yeux ne savaient où se poser ! Une bassine en cuivre « brillante » crépitait sur la cuisinière à charbon ;  par la porte en fonte entr’ouverte je voyais les boules de charbon rouges orangées :« quel foyer ! «  Grand’Mère finissait de remplir les pots de confiture : j’avais le droit de racler la bassine avec la cuillère en bois : hmmm ! comment vous dire le goût des confitures de Grand’Mère ?

Sur un coin de table un puits de farine attendait mes petits doigts pour pétrir la pate « à la main » avec le beurre coupé au fil puis ramolli près de la cuisinière. Comment faire le tour de tout ce que j’ai à vous transmettre à mon tour ?

Le poulet à l’estragon de Grand’Mère!

Ingrédients : un poulet fermier, une branche d’estragon, un oignon, sel poivre : faites revenir votre poulet entier dans une cocotte avec moitié huile/beurre, après avoir glissé sous la peau à différents endroits de l’estragon ; puis rajouter l’oignon coupé en lamelles saler poivrer ; laisser dorer puis rajouter du bouillon au fond de la cocotte, laisser mijoter avec couvercle sur feu doux 45 minutes. Au même moment : Pour la sauce :  jetez 20 grammes de branches d’estragon dans 2 décilitres 1/2 de vin blanc bouillant, couvrir et laisser infuser pendant 10 minutes puis verser cette infusion dans la cocotte une fois le poulet bien doré en début de cuisson après avoir déglacé au début avec le bouillon. Compléter au moment de servir par une cuillerée à café d’estragon haché et un peu de crème fraiche si vous le souhaitez.

Profitons-en au moment de la récolte de l‘estragon pour glisser une branche dans votre  vinaigre qui assaisonnera votre tomate de saison.
Ah ! et ces bons vieux VINS qui « se mariaient » dans  les vinaigriers de Grand’Mère !!! un vrai poème pour les papilles… »   Mamyta

Papylou et sa Tante Julia

Quand Papylou était petit garçon, il partait en vacances chez Tante Julia avec « le train à Tata qui fume »

Tante Julia était si heureuse de lui confectionner les meilleurs desserts et de lui transmettre le goût et l’art de la table avec les grandes serviettes blanches nouées autour du cou pour un sacré gastronome en culotte courte ! En cette saison qu’il est bon déguster avec un sorbet… :

Les Tuiles aux amandes de la Tante Julia !

Battre en neige ferme deux blancs d’oeufs avec 100 g de sucre. Rajouter 50 g de beurre ramolli, 50 g de farine et remuer le tout ensemble.

Perrine, de passage à la maison s’est régalé l’autre jour à mélanger tous ces ingrédients au batteur. Puis elle a disposé sur la plaque du four recouverte d’une feuille de papier sulfurisé une cuillère à café de cette crème mousseuse, en disposant délicatement sur chaque petite tas quelques amandes effilées.

Mettre la plaque 5 minutes au thermostat 4. Une fois les tuiles bien dorées, les décoller avec une spatule ou une pelle à tarte et les disposer délicatement pour refroidir en les appliquant sur un rouleau à patisserie.

Tuiles aux amandes posées chaudes sur un rouleau à Patisserie

 

 Quel plaisir de les déguster avec un sorbet l’été, ou bien l’hiver avec un café ou un bon thé !

 N’hésitez pas à nous en donner des nouvelles et c’est une manière très pratique d’utiliser les blancs d’oeufs qui se retrouvent souvent tout seul dans le frigo ou bien dans l’évier… A l’époque de Grand’mère ou Tante Julia, pas question de  gaspiller… ! Perrine a été je crois bien contente de découvrir la recette de Tante Julia, à qui en levant les yeux au ciel nous disons : « Merci !!! »   Mamyta